La Radio Samigosse

"Mama... La capacidad para triunfar o fracasar en la vida... ¿Es hereditaria?

Mafalda, Quino

¡Ándale! ¡Ándale! ¡Arriba! ¡Arriba! Dernier cours d'espagnol ! Fini ! Dans quelques minutes, c'est à jamais fini !
Le jeune homme n'avait pu s'empêcher de compter les dernières minutes et secondes restantes, avant que l'instant fatidique n'arrive.

Une analepse (flash-back) s'avère nécessaire. La remise en cause de l'utilité d'être bilingue, trilingue voir déglingue ne sera pas permise ici. Le fait de ne pas savoir dire "c'est à vous ces beaux yeux là ?" lorsque l'on part dans un pays étranger s'avère toujours être très déplaisant.
Toutefois, l'apprentissage d'une quelconque langue a toujours été assez maltraité à l'école. Non pas que l'on tenta de nous en dégoûter... mais en fait, si.
Avez-vous déjà appris à dire "pleurer de joie" dans une quelconque langue, ou bien "blindé de pognon" ou bien "couple épanoui" ? Mais il y a probablement plus de chances que vous sachiez dire "en larmes", "pauvre misérable" et "femme battue". Pourquoi ? Parce que l'Éducation Nationale semble convaincue que ce qui motivera les coeurs déjà rongés par l'incertitude de la vie qui s'ouvre devant les yeux des lycéens, c'est de dédier des chapitres entiers aux bidonvilles et aux femmes battues. Certes, cela a des avantages indéniables, on se couche moins bêtes le soir, mais peut-être que QUELQUES chapitres sur l'humour dans les différents pays ou comment apprendre à danser le flamenco sur du Jimmy Hendrix aurait été tout aussi sympathique. Non ? Bon.

"Maman, tu aimerais faire quoi si tu vivais ?"
Mafalda, celle qui a su rappeler à une génération entière de lycéen que les hispanophones savent rire.

Notre jeune héros passa donc toutes ses études d'espagnol, de la quatrième à la terminale, à étudier la condition des femmes battues. Allez savoir si les espagnols sont plus cons et machistes que les français, il n'en avait aucune idée, mais quoiqu'il en soit le programme semblait vouloir à tout prix l'en dégoûter. Des photos de femmes lacérées à analyser en contrôle aux questions de vocabulaire : comment dit-on en espagnol "éduquer sa femme en lui embrochant la tête dans le radiateur c'est pas bien" ?
Bref, même s'il n'avait pas prévu de le faire, il renonça définitivement grâce à l'espagnol à l'idée d'être un gros beauf machiste frappant sa femme (déjà faudrait-il qu'il en chope une un jour, mais c'est une autre histoire). Ainsi, l'espagnol et l'Éducation Nationale pouvait se targuer d'avoir mené un homme sur le droit chemin.
Il restait trois secondes... Deux secondes...
Professeur (traduit de l'espagnol) : Il faut utiliser le lien temporel de simultanéité "mientras", et ainsi la phrase donne
"Pendant que je travaille, va faire les courses."
Sonnerie.

3 commentaires:

  1. Evadrias.1/6/10 22:19

    Plus jamais... Espagnol ! :D

    C'est vrai que ce fut une fin bien ironique ^^

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  2. Plus jamais... ESPAGNOL ! 8D

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  3. Bueno, comico !!!!
    Allez, este finito !
    FF

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